Pourquoi je ne suis plus végétarienne

Ce texte est brouillon, et c’est volontaire. J’écris comme mes idées viennent. Il est amené à être modifié si une précision s’impose, ou lors de mes relectures.

Je réfléchis depuis plus de deux ans à ce que être végétarienne implique, me demandent si c’est trop, si c’est assez, remettant en question ce que j’avais choisi il y  a une petite dizaine d’année. Cette réflexion m’a poussé à ne plus être végétarienne, en voici les raisons…

Tout d’abord, un texte Malebranche , qui m’a beaucoup marqué:

« Je vois, par exemple, que deux fois deux font quatre, et qu’il faut préférer son ami à son chien ; et je suis certain qu’il n’y a point d’homme au monde qui ne le puisse voir aussi bien que moi. Or je ne vois point ces vérités dans l’esprit des autres, comme les autres ne les voient point dans le mien. Il est donc nécessaire qu’il y ait une Raison universelle qui m’éclaire, et tout ce qu’il y a d’intelligences. Car si la raison que je consulte, n’était pas la même qui répond aux Chinois, il est évident que je ne pourrais pas être aussi assuré que je le suis, que les Chinois voient les mêmes vérités que je vois. Ainsi la raison que nous consultons quand nous rentrons dans nous-mêmes, est une raison universelle. Je dis : quand nous rentrons dans nous-mêmes, car je ne parle pas ici de la raison que suit un homme passionné. Lorsqu’un homme préfère la vie de son cheval à celle de son cocher, il a ses raisons, mais ce sont des raisons particulières dont tout homme raisonnable a horreur. Ce sont des raisons qui dans le fond ne sont pas raisonnables, parce qu’elles ne sont pas conformes à la souveraine raison, ou à la raison universelle que tous les hommes consultent. »

En terminal, lors de la lecture de ce texte, il m’est alors apparu très clairement que ce texte ne s’appliquait pas à moi. Je ne préfère pas mes amis à mon chien, et il n’est pas dit que je préférerais la vie d’un cocher à celle de mon cheval. Raison particulière, non-raisonnable dictée par  » la passion  » me dirais vous, et bien justement, je ne pense pas. J’ai grandi avec l’incompréhension de la hiérarchisation des espèces, et plus particulièrement de leur souffrance. Toutes espèces, homme compris, doit pour rester en vie être capable de ressentir de la peur, de la souffrance, du stress. Ces émotions sont Afficher l’image sourceparmi les plus primaires et les plus basiques qui soient, donc les plus répandues du règne animal. Puisque l’espèce des poules a survécu jusqu’ici, les poules ressentent ces émotions de « survies » (elles sentent bien plus encore, mais ça, à l’époque, je le savais encore moins), subissent le stress, la peur, puis la terreur de la mort. Quant au fait que les poules ne ressentiraient rien au moment de l’abattage puisqu’anésthésier, outre le fait que cette information soit sans doute à pendre avec des pincettes, je ne comprenais pas alors pourquoi les hommes morts, par exemple, suite à une période de coma ou d’un violent accident de la route, créaient tant d’émoi. Après tout, ils n’avaient pas souffert, tout comme les poules, sauf que personne ne parle de ces dernières. Pour moi, il n’y avait dans mon esprit aucune différence innée entre homme et animal. Ceci a été renforcé lorsque j’ai appris en SVT qu’un embryon de vache, de loutre, de girafe ou d’humains étaient totalement similaires pendant leurs premières semaines de vie. Enfant, lorsque mes parents tuaient des insectes, ils tuaient. Qu’importe que la victime est une araignée, ou un homme. Je ne voyais aucune différence entre ces deux actes, et pourtant, je ne me sentais pas proche des animaux. J’avais horreur des visites à la ferme, je n’avais pas d’animaux domestiques, et je n’avais aucune raison particulière de préférer un certain animal à un certain homme. Néanmoins, la souffrance d’un homme lambda ne prévalait pas à celle d’un animal lambda. Jamais je n’ai été en contact avec des courants anti-spécistes, ou même de personnes vegans ou végétariennes. Par ailleurs, je n’avais même pas internet à l’époque. Je n’ai donc pas été soumise à des influences extérieures me prédisposant à une sensibilité à la souffrance animale. Je pensais même être la seule au monde à penser ainsi. Je vivais dans un monde ou les animaux mourraient dans l’indifférence et le plaisir général, monde dans lequel j’étais seule à sentir leur souffrance – même si, je le répète, je n’avais jamais été proche d’aucun animal. Je vivais parmi les bourreaux, et resterai seule ma vie entière. J’ai fait une dépression une ou deux ans plus tard, à l’âge de 11 ans, parce que je n’avais pas « d’amis à l’école ». (la raison officielle, mais vous comprenez bien la raison officieuse.). Je suis devenue végétarienne à peu prés à cette même période.

Pour reprendre Malebranche, si je vois bien que deux fois deux font quatre, je ne vois  pas qu’il faille préférer son ami à son chien, ou le cocher à son cheval, sans pour autant être passionnée ou avoir des raisons personnelles ou particulières. Au contraire, je pense que préférer un homme à n’importe quel animal, et même choisir de le tuer pour le plaisir du goût, est un acte particulièrement non-raisonnable, et souvent non réfléchi. On réitère les mêmes comportements alimentaires que nos parents, tout en prétendant y avoir réfléchis. Alors qu’à chaque coin de rue, une boucherie ensanglante mon champ de vision, que continuellement des pubs pro-viandes monopolisent l’espace publicitaire, Afficher l’image sourcequ’à la cantine, des cadavres se distribuent comme de la purée, les gens ne pensent pas être influencés par les lobbies de la viande, les traditions et j’en passe. Ce n’est pas en réfléchissant quelques mois que vous pouvez prétendre réellement avoir choisi votre alimentation. Nombreux sont ceux qui subissent leur alimentation par fainéantise de réflexion ou par lâcheté (« La viande, c’est trop bon, j’aime et je respecte les animaux, mais je ne peux m’en passer » : pour moi, cette réflexion découle précisément de fainéantise de réflexion et de lâcheté. De plus, les mots amour et respect sont par définition des termes aux antipodes du meurtre, dont le produit est la viande.).

Les hommes n’ont pas besoin de viande pour vivre, ni même pour survivre. La viande a été nécessaire pour développer notre intelligence, créer des communautés humaines, survivre, mais c’était il y a des milliers d’années. Ces temps-là sont passés, et désormais la consommation de la viande est inutile. Notre survie alimentaire n’étant pas en danger, il Afficher l’image sourcen’y a donc aucune raison de tuer ou de faire souffrir autrui, puisque nous pouvons parfaitement nous en passer ! Il y a des milliers d’années, les viols n’étaient sans doute pas punis, cela ne signifie pas qu’ils sont acceptables aujourd’hui. De même, ce n’est pas parce que des dauphins violent des otaries que des hommes peuvent violer des femmes en plaidant que c’est naturel, ce n’est de même pas parce qu’un animal en mange un autre que nous devrions en faire de même. J’aurais beau expliquer pendant des années à un lion que les gazelles sont des êtres sentients, je pense qu’il s’en fiche royalement, parce que peut être que lui n’est pas capable de voir cette souffrance. Mais nous, humains, nous le pouvons , et nous avons la possibilité technique et biologique de nous de ne pas exercer de souffrance inutile sur les êtres sentients qui nous entourent, alors pourquoi nous en priver ?

Pourquoi aussi, considérer les œufs des poules comme une source de nourriture Afficher l’image sourceindispensable, alors que c’est faux ? Les œufs ont de nombreuses alternatives de textures, comme la compote de pommes, et n’apportent rien de spécifique à notre organisme, en tout cas rien qu’un régime végétalien complémenté en B12 ne peut donner ! ( D‘ailleurs, 20% de la population française a des carences en B12, alors qu’il n’y a que 1% de végétalien… La B12 est produite par la digestion des animaux, mais pas ceux d’élevages industriels par exemple, même d’élevages plus modestes, du fait d’une mauvaise alimentation des animaux. Ceux-ci sont eux-mêmes complémentés en B12 par les agriculteurs/industriels ! ) La seule chose que l’on ne peut retrouver, c’est le goût, en tout cas pas strictement le même ( à noter que de nombreux gouts très variés sont présents dans une alimentation végétalienne) . Mais comparé à ce qui est dis plus haut, le goût est une donnée d’une futilité extrême. J’étais une grande fan de pâtisserie et gâteau, mais arrêter du jour au lendemain après avoir pris ma décision a été facile, par rapport à la souffrance animale mise en jeu ! Par ailleurs, de quelle souffrance parle t-on, puisqu’on ne fait que prendre les œufs aux poules? Tout d’abord, sans parler des élevages en batterie, ce qui est évidemment une horreur absolue, je parlerais de petits producteurs bio ( bien entendus, si vous mangez des œufs, prenez-les bio en plein air, c’est tout de même mieux !). Premièrement, les poules qui pondent sont des femelles, et il y a naturellement 50% de mâles et de femelles dans cette espèce comme dans la nôtre. Les poussins mâles sont broyés à la naissance sans autre forme de procès, ou étouffés au gaz dans des sacs. Une mort horrible pour des bébés. Des usines prennent désormais le parti de sélectionner avec une échographie les œufs mâles pour les détruire avant la naissance lorsque le poussin n’est pas sentient, certes, mais cela demeure une pratique très rare ! Ensuite, mêmes en plein air, les poules pondeuses, les femelles Afficher l’image sourcesurvivantes donc, sont soumises à un rythme de ponte très élevé, beaucoup plus que ce que leur nature leur permette. Les poules ne pondent qu’une fois par an (des races de poule ont été modifiées génétiquement pour pondre plus, néanmoins même pour ces poules pondre autant n’est pas naturel), et mangent les œufs non fécondés, ce qui permet de leur redonner de l’énergie après la ponte, très difficile et énergivore. Si on leur prend les œufs, tout en les inséminant pour leur faire produire plus, alors elles meurent simplement d’épuisement. Cela me parait aussi moral que de faire travailler jusqu’à épuisement des humains dans des goulags. Et tout cela, je le rappel, sans que la consommation d’œufs ne soit utile à l’Homme! Pour le lait, prenons l’exemple du fromage de chèvre. Les chèvres ne produisent du lait que lorsqu’elles sont enceintes, comme les humaines. Sauf qu’une fois les chevreaux nés, ceux-ci vont à l’abattoir,Afficher l’image source tout ça pour nos petites papilles. Encore une fois, j’ai pris l’exemple d’un producteur de fromage de chèvre de petite taille, en Maine et Loire (je salue d’ailleurs cette fromagerie pour sa transparence sur le bien-être animal.). Pour le miel, les abeilles sont stressées évidement par la récolte du miel, les ailes des reines parfois coupées (pas chez tous les producteurs heureusement) afin de les empêcher de s’envoler vers une autre ruche. Les abeilles sont parfois nourries au glucose, ce qui les fatigue et réduit drastiquement leur espérance de vie. Certaines sont tuées lors du ramassage du miel. Néanmoins, l’apiculture est malheureusement encore nécessaire pour la préservation des abeilles. L’idéal selon moi serait des ruches sans vol de miel,Afficher l’image source sans utilisation des abeilles comme moyen de production, ce qui permettrait la préservation des abeilles. Le cuir utilisé pour se vêtir me semble une bien étrange idée puisqu’il existe des alternatives au même prix que les chaussures « normales », sur internet ou dans certains magasins en grandes villes.  Les moutons à laine sont traités parfois très brutalement, à la chaine, et tout animal non rentable est tué. Les moutons ont été génétiquement modifiés pour produire beaucoup plus de laines, ils ont donc trop chauds et peuvent mourir si on ne les tond pas ( cette situation a été crée par l’homme du fait de l’utilisation du mouton comme moyen de production). Un animal ne peut être bien traité lorsqu’il est vu comme un moyen de gagner sa vie et pas comme un être à protéger. Je suis donc devenue vegan car pour moi c’est le seul moyen pour vraiment respecter les animaux. Être végétarienne n’était plus suffisant, je ne pouvais plus me cacher les yeux plus longtemps. Pour moi c’était un premier pas, et j’en suis désormais à l’étape suivante. 

« On n’a pas deux cœurs, un pour les animaux et un pour les humains. On a un coeur ou on n’en a pas » Lamartine.

Isaac Singer, auteur juif, ancien déporté dans un camp de concentration : « The Letter Writer« , « Dans les relations avec les animaux, tous les gens sont des nazis ; pour les animaux, c’est un éternel Treblinka »1. Dans « Le Pénitent » quand on en vient aux animaux, tout homme est un nazi. »

Informations :

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Chantier International Villablino, Leon et Castille, Espagne #1 : Préparer le voyage

Je me suis inscrite à un chantier internationale à Villablino, dans le Leon et Castille, en Espangne, avec le site Concordia (par ailleurs ils répondent rapidement à tous les mails envoyés). alsa

Trouver, à moins de deux semaines du départ, un moyen de transport efficace et abordable fut un défis. L’avion ? Compter 1 600 euros pour un Rennes-Léon sans bagage en soute, et 312 aller-retour pour un Rennes-Madrid. Pour ce dernier vol il faut ajouter les trajets en bus Madrid-Léon, puis Léon-Villablino. Et bien sûr, aucun horaires ne me permettez d’arriver à midi, le 25 juillet à Villablino.

Première option abandonnée. Le train ? Trop chère, pas assez d’horaires, pas valable par rapport au bus. Donc je n’ai plus le choix, je vais devoir voyager en bus, perspective ne me ravissant pas vraiment. Après des heures de recherche, je trouve enfin, sur différentes compagnies, des horaires correspondant à mes besoins. Prix total pour l’aller:  120 euros, assez raisonnable

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Villablino

finalement. Mais je vais devoir partir le 23 juillet, pour un premier trajet de près d’une journée : Rennes-Paris-Madrid, arrivée le 24 à 13h. Ce qui me laisse le temps de visiter un peu la ville, puis que mon bus Madrid-Léon par le lendemain à 9h ! Je vais devoir trouver une auberge de jeunesse à un prix raisonnable et pas loin de l’arrivée du bus (Madrid Espacion Sur Autobuses). Une fois à Leon, j’attends 19h pour prendre un bus qui m’emmène à Villablino pour 20h45, puis une nouvelle auberge de jeunesse pour patienter jusqu’au lendemain. Un trajet compliqué, surtout pour quelqu’un de peu dégourdie qui n’a jamais voyagé seule.

MES CONSEILS :

Si vous vous y prenez assez tôt, vous pouvez prendre des billets d’avion pas chère sur skyscanner et kiwi, avec la possibilité de ne pas prendre de bagage en soute, ce qui revient beaucoup moins chère.

alsaPour voyager en Espagne en bus => ALSA. Attention, vous ne pouvez payer qu’avec un compte Paypal, et le numéro de contact n’est possible que si vous parlez Espagnol. On m’a raccroché au nez quand j’ai commencé à parler Anglais. En cas de problème, utilisez le chat online avec google traduction espagnol-Français et inversement , le chat se trouve à droite de la fenêtre dans une petite barre grise. Enfin le « Passeport » désigne aussi le numéro de carte d’identité. Enfin pour les villes comme Madrid, faîtes attention à l’endroit précis d’arrivé et de départ de vos bus. En effet, si vous avez une heure de pause entre deux bus mais deux heures de marche, vous allez sans doute regretter de ne pas avoir vérifier avant !

Pour voyager entre plusieurs pays Européens : Flixbus. Site très agréable, clair, c’est vraiment sympa. Évidemment il n’y a pas les destinations trop petites, mais bien pour les grandes trajets entre des villes importantes (ex: Rennes-Madrid).

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Shadowhunters saison 1,2,3

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  • Créateur : Todd Slavkin, Darren Swimmer
  • Origine  : Etats Unis
  • Année : 2016
  • Nombre de saisons sorties :3
  • Adaptation de The Mortal Instrument de Cassandra Clare

l'histoire

(Réumé Allociné) Dans le New York contemporain, les humains ne se doutent pas des forces démoniaques qui s’affrontent sous leurs yeux. Parmi eux, Clary Fray découvre le jour de ses 18 ans qu’elle n’est pas une adolescente comme les autres. Dotée de certains pouvoirs qu’elle ne maîtrise pas encore, la jeune femme est brutalement propulsée vers le côté obscur de notre monde, dans lequel des Chasseurs d’Ombres combattent des créatures maléfiques. En s’alliant aux autres Chasseurs, Clary accomplit sa destinée, tout en allant de révélation en révélation.

ce que j'en dis

Je me permets de réunir toutes les saisons de cette série dans une seule et même chronique, puisqu’elles se valent toutes (et vous allez le comprendre, ce n’est pas vraiment positif). La série ne vaut pas un millième des livres. Le jeu des acteurs est

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Magnus et Alec

parfois tellement mauvais que cela me rend mal à l’aise, je pense particulièrement à Alec et Magnus – Alec est un chasseur d’ombre, c’est le frère de Jace, l’un des protagonistes principaux , et Magnus est un sorcier, une Créature Obscure. Les deux personnages forment un couple attachant , enfin sur le papier, parce qu’à l’écran, il n’y a aucune alchimie entre les deux acteurs. Ce sont néanmoins mes deux personnages préférés.

Enfin, pour Clary, l’héroïne de la série, les émotions sont aléatoirement sur jouées ou sous jouées, idem pour Jace, le Chasseur d’Ombre dont elle tombe amoureux. Leur

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Jace et Clary

histoire d’amour est par ailleurs plutôt désolante et plate, j’ai du mal à en voir l’intérêt. Dommage que ce soit justement un élément central du film…  Il faut dire aussi que le scénario ne permet peut-être pas à tous ces acteurs de montrer leur talent. Exemple :la mort de la mère de Clary n’est pas assez « mise à profit ». C’est-à-dire qu’on accorde quelques minutes de deuil aux protagonistes, et puis hop, tout est oublié, plus personne n’est triste, à part quelques larmes de crocodile par-ci par-là pour nous rappeler que l’événement est censé être tragique. Dans la saison 2, Magnus est piégé dans le corps d’un démon condamné à mort. Après cela, il se dit traumatisé, et la souffrance endurée pendant l’interrogatoire sert de prétexte pour révéler son passé à Alec,  mais c’est tellement mal joué et mal amené que cela en devient comique. Toutes les relations entre les personnages sont clichés ou peu crédible, car pas assez approfondies, comme le sont les aventures d’Isabelle. Les personnages changent de caractère comme de chemise, et la mère d’Isabelle, Jace et Alec en est un des meilleurs exemples. La chasseuse d’Ombre est condamné à se faire retirer ses marques, ce qui revient à se faire bannir de l’Enclave, et à devenir une simple humaine. Néanmoins, on va dire qu’elle le prend plutôt bien, ce qui ne correspond pas du tout à son caractère quelques épisodes plus tôt. Une bonne série nous montre l’évolution des personnages, les choix qui les ont changés, les différentes étapes de cette transformation. Ici, on nous montre le personnage avant et après son évolution, pas pendant, donc c’est difficile à suivre, et il est dur de s’identifier à des personnages dans ces conditions.

Les effets spéciaux laissent clairement à désirer, question de budget sans doute. Les démons, les halos magiques, le feu, etc., ne sont pas crédibles. Forcement, cela rend plus difficile l’envie de continuer la série. De surcroît, le scénario laisse lui aussi à désirer. Des blessures sont réparées en quelques secondes par des Chasseurs d’ombre et leur stèle, et

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Magnus (sorcier)

l’épisode suivant, pour le même genre de blessure, les chasseurs d’ombres agonisent et rien ne peut les sauver. Il  y a vraiment quelque chose d’incohérent avec les pouvoirs des stèles et les capacités des Chasseurs d’ombres, et cela crève les yeux lors des batailles avec les Créatures Obscures. Certaines péripéties se finissent de manière trop facile, ou alors bien plus compliquées que nécessaire, sans parler de celles qui n’ont simplement aucun sens. Clary qui tente de faire revivre sa mère, ou l’Enclave qui fait revivre Valentin, c’est vraiment ridicule, et selon moi ça contredit l’essence même des Chasseurs d’Ombres.

J’ai regardé les deux premières saison pour laisser une chance à cette série, en l’honneur des livres. Cette série est une vraie déception, et pourtant l’univers a un potentiel énorme. Il y avait de quoi faire une série vraiment sympa, avec des personnages attachants, un scénario prenant, et j’en passe.

note  8/20

  • Épisodes préférés : Euh…
  • Personnages préférés :Magnus et Alec
  • Personnage détestés : Jace, Clary

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Casa de papel Saison 1

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  • Réalisateur : Aléx Pina
  • Origine  : Espagne
  • Année : 2017
  • Nombre de saisons sorties : 2, saison 3 signées.
  • PS : pour ceux qui comme moi ne parlent pas un mot d’espagnol, cela signifie la maison de papier

l'histoire

Résumé Allociné : Huit voleurs font une prise d’otages dans la Maison royale de la Monnaie d’Espagne, tandis qu’un génie du crime manipule la police pour mettre son plan à exécution.

Photo Alba Flores, Álvaro Morte, Jaime Lorente López, Miguel Herrán, Úrsula Corberó

ce que j'en dis ( avis court)

Le professeur, le meneur d’otage,  est assez touchant, quoique assez niai, voir énervant par moment. Mais bon, c’est dans sa nature et ça lui va plutôt bien.  Raquel est un personnage très dynamique qui a ses faiblesses, mais reste forte malgré tous ses problèmes. Le scénario nous amène à nous rapprocher de cette inspectrice et grande négociatrice. Sauf que la voir réussir , c’est voir échouer nos voleurs…2349924_0

Tokyo et Rio provoquent des ennuis d’une ampleur considérable pour des bêtises que l’on voit venir de loin. Néanmoins, ils forment un couple sympathique, même si moins intéressant que celui que vont former Denver et Monica. Helsinki et Oslo sont un peu un décors de fond, au final on n’apprendra pas grand chose d’eux. Ce sont les hommes à tout faire, ils sont là pour leurs muscles plus que pour leur capacités de réflexion. Berlin me fait de frissons dans le dos, j’ai du mal à comprendre son personnage. J’ai le sentiment que certaines facettes de sa personnalité son contradictoire, ce que la série tente d’expliquer par un dossier psychiatrique bien fourni, ce qui est pour moi n’est pas suffisant. Nairobi est l’un de mes personnages favoris. Elle est humaine, mais accepte sa condition de hors la loi et ce que cela implique. Elle apporte une bonne dose  de fraicheur à la série.

C’est une série qui est extrêmement plébiscitée, peut être un peu trop par rapport à la valeur que je lui trouve. Il manque une forme de tension, de suspense, de sentiment de crainte pour les personnages. Ils  sont un peu trop à l’abri du danger, et ceux qui succombent (j’évite de trop spoiler) sont ceux qui sont un peu laissés de côté, ceux qui sont là pour boucher les trous. Certains personnages/un personnage meure/nt comme si, depuis le début, leur seul rôle était de mourir, histoire d’attendrir un peu le spectateur. Ces morts servent uniquement à raviver la peur que d’autres personnages plus mis en avant par le scénario ne meurent. Malgré tout, je dois avouer qu’il y a une scène qui m’a extrêmement marquée, justement par la tension qui en résulte. (Denver s’apprêtant à tirer sur Monica). La série reste entrainante, les épisodes se coupent au bon moment (enfin , plutôt au mauvais moment, tout dépend du point de vue, vous voyez ce que je veux dire). Les 13 épisodes se finissent vite, la saison se débute toute aussi rapidement.

J’ai noté aussi quelques détails intriguant de type problème de concordance. Exemple : Les voleurs sont souvent réunis entre eux, tous ensemble, loin des otages. Pourquoi les otages attendent-ils systématiquement d’être surveillés pour tenter de s’échapper ? Certains  ont été emmenés dehors par les voleurs pour faire des déclarations à la  police. Ces otages savent donc à peu près ou se trouve la porte, sans compter que pour la plupart d’entre eux ils étaient des employés de la fabrique : ils savent donc comment ouvrir la porte. Pourquoi ne pas simplement essayer de passer par là lorsque personne ne les surveillent ? Peut être qu’ils ont peur, mais ça me semble moins dangereux de tenter ça que de cacher des outils dans son tee shirt, de les mettre dans les toilettes et d’attaquer les gardes dans le dos !

Le plan du professeur est très bien ficelé, c’est bien trouvé, c’est du génie, le plan parfait. Rien que pour ça c’est une série qu’il faut avoir vu.

Il y a pas mal d’issues assez tirées par les cheveux, improbables. Lorsque Salva se rend à la casse de voiture pour nettoyer les empreintes digitales laissées par Helsinki, il s’échappe de justesse, un policier le laissant passer. Mais, un représentant des forces de l’ordre travaillent sur un cas si délicat (mettant en danger la vie de 67 otages), interroge toutes les personnes se trouvant prés d’une zone suspecte. Ne pas interroger un mendiant, même si il vient de s’uriner dessus, qu’il est sale, qu’il sent l’alcool et tous ce que vous voulez, c’est quand même incroyable ! De même, lorsque le gardien de la casse de voiture supprime le portrait robot de Salva (même si il avait de bonnes raisons de le faire), juste au moment ou il allait le rendre à la police, on va dire que c’est plus qu’un bon « timing ». A force de tous ces « bons timings », je n’arrivais plus à croire qu’il puisse arriver un quelconque problème, donc plus de suspense, mais malgré tout la série reste très plaisante à regarder. La qualité de la photographie est bien, les plans de très bonnes qualités pour une série. Cela fait du bien de regarder une bonne série d’origine européenne, je n’en avais plus l’habitude !

  • Épisodes préférés : Le 1 et le 9
  • Personnages préférés : Rio, le professeur, Raquel, Nairobi
  • Personnage détestés : Berlin

note 16/20

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Cavalier King Charles

J’aimerais vous partager quelques photos de mon animal de compagnie, un Cavalier King Charles. Ce sont des chiens de petites tailles joviales et assez intelligents (enfin normalement, j’ai parfois des doutes pour mon chien … ). Ils ont été particulièrement appréciés par le roi anglais Charles VII (d’ou le nom) et utilisés par celui-ci comme attrape puce ou bouillotte vivante (rassurez vous il ne les découpait pas en bouillotte, j’ai bien dis « vivante » !). Après la Seconde Guerre Mondiale, il n’en reste que 6 à travers le monde, venant d’une même portée. Cette consanguinité a rendu la race fragile et souffrante de problème cardiaque et neurologique. Heureusement, mon chien semble dépourvu de toutes maladies pour le moment.  Voilà pour le petit historique ! Ce sont des chiens qui ne sont pas dominants, même pour les mâles (le mien est un petit gars). Très joueurs, la plupart sont cependant assez peureux (notons que c’est loin d’être le cas du mien, qui se montre parfois trop sociable envers les inconnus). Voici un diaporama lorsqu’il avait deux mois. Je n’ai malheureusement pas de photos plus récentes.

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Et vous, avez vous des animaux de compagnies ? 

The Mortal Instrument La cîté des anges déchus, Cassandra Clare

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  • Nom VO : City of Fallen Angels
  • Cassandra Clare 
  • 509 pages, PKJ grand format
  • Tome 4 sur 6
  • Fantastique Jeunesse

l'histoire

La guerre est terminée. Clary rentre à New York pour s’entraîner à devenir Chasseur d’Ombres, mais des Chasseurs d’Ombres sont assassinés ce qui ravive les tensions envers les Créatures Obscures, …
Les deux camps se préparent à une nouvelle confrontation et se disputent Simon, un vampire aux nombreux pouvoirs. Ils ne reculeront devant rien, au risque pour Clary de perdre tous ceux qu’elle aime… y compris Jace.


ce que j'en dis

        J’ai beaucoup aimé le premier tome, que j’ai lu il y a quelques années, et globalement le reste de la série m’a plu. Me revoici donc pour le tome 4, La cîté des anges déchus. Je n’ai pas d’attentes spéciales pour ce roman, à part qu’il me replonge dans le monde fantastique de l’auteure.

      Clary n’a pas énormément changé dans ce tome 4. Par contre, je trouve certains passages la concernant risibles et insupportables. Je fais référence à tout les passages  clichés, empreins d’une tentative de l’auteure de se mettre dans la tête de son personnage adolescent. A vrai dire,  je trouve que Clary est un peu « vielle » pour certains clichés, mais bien trop jeunes pour avoir certaines réflexions. Par exemple, comment pouvez décider à 16 ans que vous passerez le restant de vos jours avec quelqu’un ? Elle se berne d’illusions et tout le monde a l’air de trouver ça normal. C’est beau, mais un peu trop facile à mon gout. Peut être tout simplement que je deviens trop âgée pour ce genre de lecture, je n’en sais rien. Quoiqu’il en soit, c’est particulièrement décevant. Même chose pour Jace, l’auteur reste dans le style déjà vu et revu du beau garçon amoureux, toujours un peu « C’est de ma faute pas de la tienne ». C’est un aspect des personnages qui m’avait déjà dérangé dans les tomes précédents, je ne suis donc pas étonnée de voir que tout ce petit monde évolue toujours dans le même registre. Néanmoins je note les  touches d’humour de Jace, véritables pauses dans l’histoire, des petits moments de détente :

 » [Jace et Clary ]

– Plus sexy que moi?
– Ça existe. Enfin en théorie.
– En théorie, l’univers pourrait brusquement s’ouvrir en deux, me laisser d’un côté et toi de l’autre, nous séparer à jamais, mais je ne m’inquiète pas pour ça non plus. Certaines choses, poursuivit Jace avec son éternel sourire en coin, sont trop improbables pour qu’on s’en préoccupe. »

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Si je n’aime pas le couple Jace/Clary, j’apprécie beaucoup plus Alec et Magnus, même si ils représentent eux aussi un énorme cliché. Ils sont touchants, mais ce qui m’attire le plus chez eux c’est l’imperfection de cette association. 

– Tu es sorti avec une femme? Une femme vampire? reprit Alec.
– C’était il y a cent trente ans, protesta Magnus. Je ne l’ai pas revu depuis.
– Pourquoi tu ne m’en as pas parlé?
Magnus soupira.
– Alexander, je vis depuis des siècles. J’ai connu des hommes et des femmes, des fées, des sorciers et des vampires, voire un djinn ou deux. (Il regarda du coin de l’œil Maryse, qui semblait tut bonnement horrifiée.) Ça fait trop de révélations d’un coup?

Magnus est éternel, Alec ne l’est pas. Je suis certaine que cela conduira Alec à faire de grosses bêtises dans les tomes suivants, et de même je pense que l’auteur ne laissera pas leur histoire se faner avec le temps. Alec deviendra immortel ou Magnus mortel : tel son mes pronostiques. A confirmer dans les tomes suivants ! Quant à Simon, est bien tout se complique singulièrement pour sa vie amoureuse. Il se retrouve au début du livre avec deux copines et ne sait comment prévenir l’une qui sort avec l’autre. Cela ne m’enchante pas vraiment, puisque cela me rappelle une saga de vampires que j’avais détestés pour cette même raison : La maison de la nuit.

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La Rune des chasseurs d’Ombres

Je ne sais pas si vous connaissez, mais l’héroïne finit par sortir avec au moins trois ou quatre garçons de manière quasiment simultanée. J’avais  vraiment peur que Simon en arrive à cette extrémité, mais l’auteure s’est rattrapée à temps. Cependant, je trouve peu réaliste, connaissant le caractère de celle qui restera avec Simon (que je ne révélerais pas pour ne pas vous spoiler) qu’elle puisse encore le regarder dans les yeux sans le tuer sur place, ou pire. Surtout, le fait qu’elle lui tombe dans les bras à la fin du livre ne correspond pas du tout à l’image que j’avais d’elle au début de la saga. A-t-elle vraiment changé (est-elle devenue stupide à ce point ? ) ou cette fin résulte-t-elle d’une facilité de scénario ? A voir, mais je penche plutôt pour la deuxième solution, surtout qu’en parallèle l’autre copine  de Simon trouve aussi l’amour, ou le retrouve. Tout est bien qui finit bien pour eux, un peu trop bien d’ailleurs.

          L’intrigue est complexe, mais encore une fois le combat est gagné trop facilement par nos héros. Soit l’auteur exagère sur les capacités des « méchants », soit Clary Jace et Simon sont les êtres les plus forts du monde surnaturels. A force d’être supérieur à tout le monde, ils perdent leur crédibilité. Le scénario est par moment énervant.

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L’affiche du premier film, qui n’a pas rencontré un grand succès.

Exemple :un personnage seul surveille une croix en sang entourant le cadavre ou presque cadavre d’un humain- démon supérieur, alors que la mère de tous les démons vient d’être tuée par nos héros. Je ne sais pas ce qui se passe dans la tête de tous ces gens pour laisser un personnage sans surveillance dans ce genre d’endroit ! Ils connaissent le monde dans lequel ils vivent mieux que moi, ils devraient se douter que quelque chose de louche risque d’arriver (et bien sûr quelque chose de louche arrive, pas la peine de le préciser). Le scénario de La cité des anges déchus est parsemé de ces histoires bateau.  Encore une fois, affaire à suivre dans le tome suivant. Cependant, il serait malhonnête de ma part de nier  mon attirance pour l’univers de l’auteur. Malgré les points énervants et les facilités dans lesquelles l’auteure plonge tête baissée, The Mortal Instrument est fais d’un monde séduisant et captivant dans lequel  j’ai hâte de suivre les aventures de Jace et Clary. Fait étrangement paradoxal, je ne les supporte pas mais j’aime le livre dont ils proviennent !

 Un livre divertissant mais rempli d’imperfections. Néanmoins l’univers n’en perd pas son charme !

note 13/20

Golden

Chronique positive : Golden Ticket

Tuer pour manger, un acte immoral ?

           J’ai déjà publié un article sur mon régime végétarien, mais il est désormais temps d’en dire un tout petit peu plus. J’aimerais vous parler de ma façon d’appréhender le monde animal, et surtout la manière dont je conçois la cohabitation avec les autres animaux (n’oublions pas que nous en sommes nous mêmes). Il y a, et j’en suis consciente, beaucoup de lacunes dans cette façon de pensée, des points que l’on peut contredire aisément, des choses que j’ai pas encore eu le temps d’approfondir (je le rappelle ceci est un test d’essai, en gros un essai d’essai, que j’ai brouillonné en quelques minutes: je voudrais juste que vous voyais en gros pourquoi je suis végétarienne, et j’aimerais avoir vos avis – tant que ça reste poli bien sûr), ou encore des choses que j’ai du mal à expliquer, mais j’espère que vous allez réussir à comprendre tout de même.
         Je part d’un principe de base, très simple, qui est le suivant : Nous ne sommes pas supérieurs aux animaux. Je considère que l’évolution nous a fait tel que nous sommes aujourd’hui, que notre pensée humaine, notre « conscience », sont un assemblage extrêmement complexe (et en cela incroyable) de connexions entre des milliards de cellules nerveuses. De la même manière que nous considérons qu’une personne handicapé intellectuellement reste un être humain capable de penser et d’éprouver des émotions, je ne vois pas en quoi les émotions des autres animaux seraient à prendre à la légère. Les chimpanzés ont une organisation politiques, ils pleurent lors de la mort d’un jeune par exemple, ils rient, ils se battent, ils s’aiment,  ils font des échanges entre individus, ils découvrent des outils, ils apprennent de leurs ainées et j’en passe. On voit clairement ici que ce qui fait le propre de l’Homme, que l’on croyait seul être vivant capable d’exprimer des émotions, vole en éclat. Nous pouvons comprendre le chimpanzé car il a comportement similaire au notre, mais ce n’est pas parce que nous n’observons pas ces comportements chez tous les autres animaux que leurs émotions ne sont pas exprimées d’une manière que nous ne sommes pas à même de pouvoir comprendre. L’une des émotions les plus fortes est la peur. La peur de la mort est la condition de la survie des êtres vivants, et cette peur résulte d’un réflex biologique acquis par tous les animaux (sans quoi leur espèces ne pourraient avoir survécu jusqu’à nos jours). Lors des abattages d’animaux, des transports de bétails et j’en passe, n’imaginez pas que les animaux ne ressentent pas cette peur : elle est bien présente, malgré tous les « soins » que prennent les professionnels pour la diminuer (lumière bleue etc…). Puisque c’est un supplice qu’il est immoral d’appliquer à des Hommes, en quoi seraient-ils plus moral de l’infliger à des animaux ? De surcroit pour la futile raison du gout (puisqu’il a été maintes et maintes fois prouvé que ne pas manger de la viande serait au contraire meilleur pour la santé de l’homme). Mais je reconnais en effet qu’il est tellement plus simple de penser que la douleur et que la peur n’existe pas chez les animaux, qu’il est tellement plus confortable de ne pas se poser de questions que de nombreux Hommes ne chercheront pas une vérité autre que celle qu’on leur a dicté.
        Il existe, comme vous le savez surement, une échelle des priorités pour l’Homme : Si celui-ci n’est pas assuré de sa sécurité, de sa survie , alors il ne prendra le temps de penser. Ainsi il est normal et sans doute nécessaire que les humains ne bénéficiant pas de conditions propices à la libération des contraintes qui pèsent sur l’Homme ne se préoccupe du meurtre des animaux. Je doute que les gens dans le besoin s’inquiètent de la souffrance des animaux : et j’aurais fais pareil à leur place. Mais je suis dans une maison propre, j’ai de quoi vivre confortablement, alors oui, j’ai le temps de me préoccuper de ça. Si les émotions sont loin d’être le propre de l’Homme et que l’intelligence est aussi présente chez tous les animaux mais sous différentes formes, je pense que nous sommes arrivés à un point de notre civilisation ou  besoins biologiques et besoins moraux peuvent être séparés. Je m’explique : Le chat joue avec la souris sans même parfois la manger, et l’Homme tue. Peut-on alors dire que le chat est méchant et immoral ? Non, certainement pas, il serait absurde de le penser. Ce qui différencie ces deux actes, c’est tout simplement la conscience de son action. Le chat n’a pas conscience qu’il torture la souris. Il s’amuse, c’est tout. Vous me direz, l’Homme mange, c’est tout. Certes, l’Homme mange, mais si il s’intéresse quelque peu au monde qui l’entoure, il sait aussi d’où provient la viande , et comment elle est obtenue. Si il s’est posé les questions dont j’ai parlé dans le paragraphe précédent, et puisqu’il possède la capacité de distinguer le bien du mal (à noter que les animaux aussi, il faut alors comprendre que cette notion est interne à chaque espèce ), la conclusion suivante est une nécessité logique : Pour l’Homme vivant confortablement, il est immoral de tuer pour manger, de faire souffrir pour manger de la bolognaise (immoral puisque cela amène une souffrance, voir paragraphe précédent), alors que pour le chat , faire souffrir une souris est un acte dénué de toute compréhension des douleurs et émotions infligées. Dans la mesure ou tout Homme est doué de raison, ( cependant cela ne signifie pas que tout Homme fait acte de raison), tout Homme devrait donc parvenir à cette conclusion : tuer pour le gout est immoral.
         Voilà globalement un premier jet, non relu (je ne me relis pas sur ce genre de chose, sinon je finis pas ne pas le publier ) , et j’en ai conscience un peu brouillon. J’attends vos réactions (bien sûr, pas la peine de m’attaquer je ne répondrais pas à ce genre de provocation – PS : je prends parfois du temps à répondre à un commentaire, donc si je réponds pas ce n’est pas forcement que je ne veux pas répondre, juste que je n’ai pas le temps ou que je ne l’ai pas encore vu).