L’appel du Coucou- Robert Galbraith ( J.K Rowling)

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  • Parution : 2013
  • Collection : Grasset, Livre de Poche
  • Titre original : The  Cuckoo’s Calling
  • Série : Enquêtes de Cormoran Strike (L’appel du Coucou, Le Ver à Soie, La carrière du Mal).
  • Pages : 700 Livre de Poche.

 

      J’ai gagné ce livre avec le calendrier de l’avant des éditions Le livre de Poche, ainsi que le second tome de la mini série des enquêtes de Cormoran Strike,  Le Vers à Soie. Moi, jk-rowlinggrande fan d’Harry Potter, je ne savais pas que J.K Rowling avait écris ces polars sous le pseudonyme de Robert Galbraith. Voilà, je plaide coupable de mon ignorance !  Voici la quatrième de couverture de l’édition Le livre de Poche :

Lorsque le célèbre mannequin Lula Landry est trouvée morte, défenestrée, dans un quartier chic londonien, l’affaire est vite classée. Suicide. Jusqu’au jour ou John Bristow, le frère de la victime, frappe à la porte du détective privé Cormoran Strike. Cet ex-lieutenant de l’armée, revenu d’Afghanistan amputé d’une jambe, est au bout du rouleau : sa carrière de détective est au point mort et sa vie privée, un naufrage. Aidé par une jeune intérimaire finaude, virtuose de l’Internet, il reprend l’enquête. De boîtes de nuit branchées en palaces pour rock stars, Strike va passer de l’autre côté du miroir glamour de la mode et du people pour plonger dans un gouffre de secrets, de trahisons, de manœuvres inspirées par la vengeance.

Elle promet au lecteur une intrigue palpitante qui percerait les secrets des industries de la mode haute couture, nous plongerait dans de grands secrets etc. Histoire d’annoncer clairement la couleur, je n’ai pas eu cette impression lors de ma lecture. Je sors un peu déçue de cette œuvre, qui s’annonçait pourtant palpitante.

     Le cœur du polar, c’est le crime. Un meurtre, et vers la fin un double meurtre pour celui-ci. Tout lecteur, confirmé ou non, a bien sûr en tête de trouver l’identité du meurtrier avant la révélation finale de l’auteur. Là est tout le plaisir du lecteur, cette course contre la montre, cette envie de se prouver à soi-même que l’on est aussi intelligent que le détective, ce que j’ai essayé de trouver dans le livre. Je vous avoue que je n’ai jamais, dansdeux-scenes-des-petits-meurtres-d-agatha-christie-commentees-par-son-realisateurm170815 toute ma vie de lecteur, réussi à démêler le vrai du faux et à confondre un coupable avant les dernières pages, c’est-à-dire quand tout est résolu et que tout semble évident. De nombreux scénarios ont traversé mon esprit, et pour une fois, j’avais en tête les coupables dés les premiers chapitres du roman. En fait, toute cette histoire me fait vraiment penser à des livres d’Agatha Christie, mais je ne suis pas en mesure de vous dire avec précision à la ou lesquelles de ses œuvres L’appel du Coucou me renvoie. En fait, je n’aurais sans doute pas eu l’idée du meurtrier sans avoir déjà lu une histoire de ce type. Sans doute un lecteur n’ayant jamais lu d’Agatha Christie ou vu ses films seraient à même d’apprécier toute l’originalité de ce polar. Au final, la révélation est plutôt basique, pour ce qui est de l’identité du meurtrier du moins. Le mobile est commun, le meurtre en lui–même aussi, mais ce sont tous les éléments ante et post mortem qui sont complexes à appréhender, pour ma plus grande joie. Enfin quelque chose qui soit étonnant dans l’histoire ! Je dois admettre que j’ai été très surprise par un élément (je veux bien en discuter avec ceux qui ont lu le livre, mais je ne vais pas vous spoiler si vous souhaitez le lire), je ne m’y attendais vraiment pas. Pour ce qui est du suspense, il est omniprésent vers la fin de l’histoire, puisqu’on ne peut jamais être certain de l’identité du meurtrier. Cependant, le plus gros reproche que je ferrais à ce livre concerne le manque d’actions trépidantes. Ici, pas de courses poursuites grandiose, rien de spectaculaires, pas de semi-révélations pour tenir en haleine, pas de dialogue remplie de sous entendu, pas d’analyse psychologique profonde etc. Juste des rencontres au fur à et mesure des pages et un double meurtre vers le milieu du roman, pour redonner du dynamisme au livre. Par ailleurs, ce second meurtre a l’air un peu « fabriqué ». J’ai lu la fin dans l’attente de connaître les terribles secrets dont parle le résumé. Et j’ai attendu, attendu, attendu.. Avant de me rendre compte que je pouvais patienter longtemps. Il y a des secrets de famille à la limite, mais c’est tout. Peut être aurais-je été moins désappointé par ce livre si je n’avais pas lu le résumé. Mais sans ce résumé, je n’aurais pas lu le livre… Encore une fois, il ne faut pas lire la quatrième de couverture d’un livre, et il ne faut pas avoir d’appriories sur un livre avant de se lancer dans sa lecture – ce qui est presque totalement impossible.

      Les personnages ne sont pas spécialement intéressants en eux-mêmes. Spontanément, rien ne me vient lorsque j’évoque leur nom (Cormoran Strike pour le détective privé et Robin pour son assistante). Le couple qu’il forme (pas un couple d’amoureux, un couple steven-moffat-sherlock-et-watson-c-est-un-couple-de-sitcomm145234d’associé dans l’intérêt du crime) ne sort pas de l’ordinaire des polars. Une sorte de remake de Sherlock Holmes et du médecin, dont j’ai oublié le nom. Loin d’être désagréable, ce n’est pas le type de couple auquel je m’attache. La volonté de Strike de cacher sa situation précaire ainsi que sa vie amoureuse dévastée à Robin est néanmoins touchante. De manière plus général, Strike est un personnage qui inspire la pitié du lecteur, même si celui-ci préférerait mourir plutôt que de l’admettre. Robin a bien compris ce qu’il fallait faire ou ne pas faire en présence du détective, et toute leur coordination repose sur ces limites. Je préfère qu’il n’y est rien entre eux, il est plus agréable de lire un roman policier qui ne se mêle pas d’amour.

       J’ai aussi observé que l’auteur a souhaité intégrer à son livre des passages plus léger, voir humoristique (l’arrivée inattendue et mouvementée de Robin dans le cabinet du détective, ou encore la relation entre Cira et Strike). Par conséquent, le roman est sympa à lire, même si je ne me suis pas fait emporter par ces pauses dans l’enquête. Je ne sais pas si l’écriture de J.K Rowling est adaptée à ce type d’histoire, ou peut être mon jugement est-il altéré par la lecture de Harry Potter, mais le style manquait d’un peu de piment , même si le tout reste bien sûr très fluide et agréable à lire. Pour illustrer ceci, voici l’extrait recopié par mes soins de la rencontre entre le détective et son assistante Robin :

Page 27-28 :  » Le nom qu’elle avait lu sur la sonnette était gravé sur le panneau de verre : C.B Strike ; avec en dessous, les mots Détective privé.Robin se figea, la bouche entrouverte, dans une stupeur qu’un de ses proches n’aurait pu comprendre : elle n’avait jamais confié à personne (pas même à Matthew) l’ambition qu’elle nourrissait en secret depuis sa tendre enfance. Une telle surprise, et un jour comme aujourd’hui ! C’était comme un clin d’œil de Dieu, et elle fut tentée de l’attribuer à la magie qui l’environnait depuis la veille, d’y voir un lien mystérieux avec Matthew et sa bague, bien qu’à la réflexion il n’y eût évidemment aucun rapport entre les deux.Savourant ce moment, elle s’approcha de la porte et tendit sa main gauche ou le saphir brillait d’un éclat sombre dans la pénombre du palier ; mais avant qu’elle ait le temps de saisir la poignée, ce fut au tour du battant de verre de s’ouvrir soudainement.Cette fois, elle n’eut pas le temps de s’écarter. Les cent dix kilos d’un grand gaillard échevelé la heurtèrent violemment ; elle perdit l’équilibre et fut propulsée en arrière, battant l’air de ses bras comme un moulin à vent et lâchant son sac, avant de dégringoler dans la cage d’escalier.

      Cette première enquête de Cormoran Strike ne restera pas dans ma mémoire, mais c’est un polar plaisant à lire, que je peux conseiller pour une lecture facile et détente.


Golden

Golden Ticket : Chronique positive

 

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