The Mortal Instrument La cîté des anges déchus, Cassandra Clare

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  • Nom VO : City of Fallen Angels
  • Cassandra Clare 
  • 509 pages, PKJ grand format
  • Tome 4 sur 6
  • Fantastique Jeunesse

l'histoire

La guerre est terminée. Clary rentre à New York pour s’entraîner à devenir Chasseur d’Ombres, mais des Chasseurs d’Ombres sont assassinés ce qui ravive les tensions envers les Créatures Obscures, …
Les deux camps se préparent à une nouvelle confrontation et se disputent Simon, un vampire aux nombreux pouvoirs. Ils ne reculeront devant rien, au risque pour Clary de perdre tous ceux qu’elle aime… y compris Jace.


ce que j'en dis

        J’ai beaucoup aimé le premier tome, que j’ai lu il y a quelques années, et globalement le reste de la série m’a plu. Me revoici donc pour le tome 4, La cîté des anges déchus. Je n’ai pas d’attentes spéciales pour ce roman, à part qu’il me replonge dans le monde fantastique de l’auteure.

      Clary n’a pas énormément changé dans ce tome 4. Par contre, je trouve certains passages la concernant risibles et insupportables. Je fais référence à tout les passages  clichés, empreins d’une tentative de l’auteure de se mettre dans la tête de son personnage adolescent. A vrai dire,  je trouve que Clary est un peu « vielle » pour certains clichés, mais bien trop jeunes pour avoir certaines réflexions. Par exemple, comment pouvez décider à 16 ans que vous passerez le restant de vos jours avec quelqu’un ? Elle se berne d’illusions et tout le monde a l’air de trouver ça normal. C’est beau, mais un peu trop facile à mon gout. Peut être tout simplement que je deviens trop âgée pour ce genre de lecture, je n’en sais rien. Quoiqu’il en soit, c’est particulièrement décevant. Même chose pour Jace, l’auteur reste dans le style déjà vu et revu du beau garçon amoureux, toujours un peu « C’est de ma faute pas de la tienne ». C’est un aspect des personnages qui m’avait déjà dérangé dans les tomes précédents, je ne suis donc pas étonnée de voir que tout ce petit monde évolue toujours dans le même registre. Néanmoins je note les  touches d’humour de Jace, véritables pauses dans l’histoire, des petits moments de détente :

 » [Jace et Clary ]

– Plus sexy que moi?
– Ça existe. Enfin en théorie.
– En théorie, l’univers pourrait brusquement s’ouvrir en deux, me laisser d’un côté et toi de l’autre, nous séparer à jamais, mais je ne m’inquiète pas pour ça non plus. Certaines choses, poursuivit Jace avec son éternel sourire en coin, sont trop improbables pour qu’on s’en préoccupe. »

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Si je n’aime pas le couple Jace/Clary, j’apprécie beaucoup plus Alec et Magnus, même si ils représentent eux aussi un énorme cliché. Ils sont touchants, mais ce qui m’attire le plus chez eux c’est l’imperfection de cette association. 

– Tu es sorti avec une femme? Une femme vampire? reprit Alec.
– C’était il y a cent trente ans, protesta Magnus. Je ne l’ai pas revu depuis.
– Pourquoi tu ne m’en as pas parlé?
Magnus soupira.
– Alexander, je vis depuis des siècles. J’ai connu des hommes et des femmes, des fées, des sorciers et des vampires, voire un djinn ou deux. (Il regarda du coin de l’œil Maryse, qui semblait tut bonnement horrifiée.) Ça fait trop de révélations d’un coup?

Magnus est éternel, Alec ne l’est pas. Je suis certaine que cela conduira Alec à faire de grosses bêtises dans les tomes suivants, et de même je pense que l’auteur ne laissera pas leur histoire se faner avec le temps. Alec deviendra immortel ou Magnus mortel : tel son mes pronostiques. A confirmer dans les tomes suivants ! Quant à Simon, est bien tout se complique singulièrement pour sa vie amoureuse. Il se retrouve au début du livre avec deux copines et ne sait comment prévenir l’une qui sort avec l’autre. Cela ne m’enchante pas vraiment, puisque cela me rappelle une saga de vampires que j’avais détestés pour cette même raison : La maison de la nuit.

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La Rune des chasseurs d’Ombres

Je ne sais pas si vous connaissez, mais l’héroïne finit par sortir avec au moins trois ou quatre garçons de manière quasiment simultanée. J’avais  vraiment peur que Simon en arrive à cette extrémité, mais l’auteure s’est rattrapée à temps. Cependant, je trouve peu réaliste, connaissant le caractère de celle qui restera avec Simon (que je ne révélerais pas pour ne pas vous spoiler) qu’elle puisse encore le regarder dans les yeux sans le tuer sur place, ou pire. Surtout, le fait qu’elle lui tombe dans les bras à la fin du livre ne correspond pas du tout à l’image que j’avais d’elle au début de la saga. A-t-elle vraiment changé (est-elle devenue stupide à ce point ? ) ou cette fin résulte-t-elle d’une facilité de scénario ? A voir, mais je penche plutôt pour la deuxième solution, surtout qu’en parallèle l’autre copine  de Simon trouve aussi l’amour, ou le retrouve. Tout est bien qui finit bien pour eux, un peu trop bien d’ailleurs.

          L’intrigue est complexe, mais encore une fois le combat est gagné trop facilement par nos héros. Soit l’auteur exagère sur les capacités des « méchants », soit Clary Jace et Simon sont les êtres les plus forts du monde surnaturels. A force d’être supérieur à tout le monde, ils perdent leur crédibilité. Le scénario est par moment énervant.

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L’affiche du premier film, qui n’a pas rencontré un grand succès.

Exemple :un personnage seul surveille une croix en sang entourant le cadavre ou presque cadavre d’un humain- démon supérieur, alors que la mère de tous les démons vient d’être tuée par nos héros. Je ne sais pas ce qui se passe dans la tête de tous ces gens pour laisser un personnage sans surveillance dans ce genre d’endroit ! Ils connaissent le monde dans lequel ils vivent mieux que moi, ils devraient se douter que quelque chose de louche risque d’arriver (et bien sûr quelque chose de louche arrive, pas la peine de le préciser). Le scénario de La cité des anges déchus est parsemé de ces histoires bateau.  Encore une fois, affaire à suivre dans le tome suivant. Cependant, il serait malhonnête de ma part de nier  mon attirance pour l’univers de l’auteur. Malgré les points énervants et les facilités dans lesquelles l’auteure plonge tête baissée, The Mortal Instrument est fais d’un monde séduisant et captivant dans lequel  j’ai hâte de suivre les aventures de Jace et Clary. Fait étrangement paradoxal, je ne les supporte pas mais j’aime le livre dont ils proviennent !

 Un livre divertissant mais rempli d’imperfections. Néanmoins l’univers n’en perd pas son charme !

note 13/20

Golden

Chronique positive : Golden Ticket

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L’appel du Coucou- Robert Galbraith ( J.K Rowling)

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  • Parution : 2013
  • Collection : Grasset, Livre de Poche
  • Titre original : The  Cuckoo’s Calling
  • Série : Enquêtes de Cormoran Strike (L’appel du Coucou, Le Ver à Soie, La carrière du Mal).
  • Pages : 700 Livre de Poche.

 

      J’ai gagné ce livre avec le calendrier de l’avant des éditions Le livre de Poche, ainsi que le second tome de la mini série des enquêtes de Cormoran Strike,  Le Vers à Soie. Moi, jk-rowlinggrande fan d’Harry Potter, je ne savais pas que J.K Rowling avait écris ces polars sous le pseudonyme de Robert Galbraith. Voilà, je plaide coupable de mon ignorance !  Voici la quatrième de couverture de l’édition Le livre de Poche :

Lorsque le célèbre mannequin Lula Landry est trouvée morte, défenestrée, dans un quartier chic londonien, l’affaire est vite classée. Suicide. Jusqu’au jour ou John Bristow, le frère de la victime, frappe à la porte du détective privé Cormoran Strike. Cet ex-lieutenant de l’armée, revenu d’Afghanistan amputé d’une jambe, est au bout du rouleau : sa carrière de détective est au point mort et sa vie privée, un naufrage. Aidé par une jeune intérimaire finaude, virtuose de l’Internet, il reprend l’enquête. De boîtes de nuit branchées en palaces pour rock stars, Strike va passer de l’autre côté du miroir glamour de la mode et du people pour plonger dans un gouffre de secrets, de trahisons, de manœuvres inspirées par la vengeance.

Elle promet au lecteur une intrigue palpitante qui percerait les secrets des industries de la mode haute couture, nous plongerait dans de grands secrets etc. Histoire d’annoncer clairement la couleur, je n’ai pas eu cette impression lors de ma lecture. Je sors un peu déçue de cette œuvre, qui s’annonçait pourtant palpitante.

     Le cœur du polar, c’est le crime. Un meurtre, et vers la fin un double meurtre pour celui-ci. Tout lecteur, confirmé ou non, a bien sûr en tête de trouver l’identité du meurtrier avant la révélation finale de l’auteur. Là est tout le plaisir du lecteur, cette course contre la montre, cette envie de se prouver à soi-même que l’on est aussi intelligent que le détective, ce que j’ai essayé de trouver dans le livre. Je vous avoue que je n’ai jamais, dansdeux-scenes-des-petits-meurtres-d-agatha-christie-commentees-par-son-realisateurm170815 toute ma vie de lecteur, réussi à démêler le vrai du faux et à confondre un coupable avant les dernières pages, c’est-à-dire quand tout est résolu et que tout semble évident. De nombreux scénarios ont traversé mon esprit, et pour une fois, j’avais en tête les coupables dés les premiers chapitres du roman. En fait, toute cette histoire me fait vraiment penser à des livres d’Agatha Christie, mais je ne suis pas en mesure de vous dire avec précision à la ou lesquelles de ses œuvres L’appel du Coucou me renvoie. En fait, je n’aurais sans doute pas eu l’idée du meurtrier sans avoir déjà lu une histoire de ce type. Sans doute un lecteur n’ayant jamais lu d’Agatha Christie ou vu ses films seraient à même d’apprécier toute l’originalité de ce polar. Au final, la révélation est plutôt basique, pour ce qui est de l’identité du meurtrier du moins. Le mobile est commun, le meurtre en lui–même aussi, mais ce sont tous les éléments ante et post mortem qui sont complexes à appréhender, pour ma plus grande joie. Enfin quelque chose qui soit étonnant dans l’histoire ! Je dois admettre que j’ai été très surprise par un élément (je veux bien en discuter avec ceux qui ont lu le livre, mais je ne vais pas vous spoiler si vous souhaitez le lire), je ne m’y attendais vraiment pas. Pour ce qui est du suspense, il est omniprésent vers la fin de l’histoire, puisqu’on ne peut jamais être certain de l’identité du meurtrier. Cependant, le plus gros reproche que je ferrais à ce livre concerne le manque d’actions trépidantes. Ici, pas de courses poursuites grandiose, rien de spectaculaires, pas de semi-révélations pour tenir en haleine, pas de dialogue remplie de sous entendu, pas d’analyse psychologique profonde etc. Juste des rencontres au fur à et mesure des pages et un double meurtre vers le milieu du roman, pour redonner du dynamisme au livre. Par ailleurs, ce second meurtre a l’air un peu « fabriqué ». J’ai lu la fin dans l’attente de connaître les terribles secrets dont parle le résumé. Et j’ai attendu, attendu, attendu.. Avant de me rendre compte que je pouvais patienter longtemps. Il y a des secrets de famille à la limite, mais c’est tout. Peut être aurais-je été moins désappointé par ce livre si je n’avais pas lu le résumé. Mais sans ce résumé, je n’aurais pas lu le livre… Encore une fois, il ne faut pas lire la quatrième de couverture d’un livre, et il ne faut pas avoir d’appriories sur un livre avant de se lancer dans sa lecture – ce qui est presque totalement impossible.

      Les personnages ne sont pas spécialement intéressants en eux-mêmes. Spontanément, rien ne me vient lorsque j’évoque leur nom (Cormoran Strike pour le détective privé et Robin pour son assistante). Le couple qu’il forme (pas un couple d’amoureux, un couple steven-moffat-sherlock-et-watson-c-est-un-couple-de-sitcomm145234d’associé dans l’intérêt du crime) ne sort pas de l’ordinaire des polars. Une sorte de remake de Sherlock Holmes et du médecin, dont j’ai oublié le nom. Loin d’être désagréable, ce n’est pas le type de couple auquel je m’attache. La volonté de Strike de cacher sa situation précaire ainsi que sa vie amoureuse dévastée à Robin est néanmoins touchante. De manière plus général, Strike est un personnage qui inspire la pitié du lecteur, même si celui-ci préférerait mourir plutôt que de l’admettre. Robin a bien compris ce qu’il fallait faire ou ne pas faire en présence du détective, et toute leur coordination repose sur ces limites. Je préfère qu’il n’y est rien entre eux, il est plus agréable de lire un roman policier qui ne se mêle pas d’amour.

       J’ai aussi observé que l’auteur a souhaité intégrer à son livre des passages plus léger, voir humoristique (l’arrivée inattendue et mouvementée de Robin dans le cabinet du détective, ou encore la relation entre Cira et Strike). Par conséquent, le roman est sympa à lire, même si je ne me suis pas fait emporter par ces pauses dans l’enquête. Je ne sais pas si l’écriture de J.K Rowling est adaptée à ce type d’histoire, ou peut être mon jugement est-il altéré par la lecture de Harry Potter, mais le style manquait d’un peu de piment , même si le tout reste bien sûr très fluide et agréable à lire. Pour illustrer ceci, voici l’extrait recopié par mes soins de la rencontre entre le détective et son assistante Robin :

Page 27-28 :  » Le nom qu’elle avait lu sur la sonnette était gravé sur le panneau de verre : C.B Strike ; avec en dessous, les mots Détective privé.Robin se figea, la bouche entrouverte, dans une stupeur qu’un de ses proches n’aurait pu comprendre : elle n’avait jamais confié à personne (pas même à Matthew) l’ambition qu’elle nourrissait en secret depuis sa tendre enfance. Une telle surprise, et un jour comme aujourd’hui ! C’était comme un clin d’œil de Dieu, et elle fut tentée de l’attribuer à la magie qui l’environnait depuis la veille, d’y voir un lien mystérieux avec Matthew et sa bague, bien qu’à la réflexion il n’y eût évidemment aucun rapport entre les deux.Savourant ce moment, elle s’approcha de la porte et tendit sa main gauche ou le saphir brillait d’un éclat sombre dans la pénombre du palier ; mais avant qu’elle ait le temps de saisir la poignée, ce fut au tour du battant de verre de s’ouvrir soudainement.Cette fois, elle n’eut pas le temps de s’écarter. Les cent dix kilos d’un grand gaillard échevelé la heurtèrent violemment ; elle perdit l’équilibre et fut propulsée en arrière, battant l’air de ses bras comme un moulin à vent et lâchant son sac, avant de dégringoler dans la cage d’escalier.

      Cette première enquête de Cormoran Strike ne restera pas dans ma mémoire, mais c’est un polar plaisant à lire, que je peux conseiller pour une lecture facile et détente.


Golden

Golden Ticket : Chronique positive

 

Sherlock Saison 2 : J’adore !

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Acteurs principaux :

  • Benedict Cumberbatch : Sherlock
  • Martin Freeman : Watson

Année : 2012

Réalisateur :

  • Episode 1 et 2 : Paul McGuigan
  • Episode 3 : Tobbie Haynes

l'histoire

Épisode 1 : Un scandal à Buckingham

Sherlock interrompt une enquête à la campagne pour répondre à un appel impérieux du palais de Buckingham. Il est chargé de récupérer des clichés compromettants d’une princesse de sang royal, qui sont entre de mauvaises mains. Mais une rencontre avec Irene Adler le persuade que celle-ci est en possession de preuves bien plus dangereuses et, surtout, qu’elle est recherchée par des agents de la CIA et court un grand danger…

Épisode 2 : Les chiens de Baskerville

Sherlock Holmes s’ennuie ferme dans son appartement et attend avec impatience la prochaine affaire. Après avoir repoussé un e-mail venant d’une fillette le suppliant de retrouver son lapin lumineux, il reçoit la visite de Henry Knight. Il y a vingt ans, le petit Henry, alors âgé alors de 7 ans, a vu son père taillé en pièces par une créature monstrueuse, à Dewer’s Hollow. Aujourd’hui, Henry est persuadé d’avoir reconnu les traces de pas du monstre et que le gouvernement cautionne des recherches secrètes en vue de la création d’animaux mutants. Sherlock et John se rendent dans les marais proches de Dartmoor, où des excursions touristiques sont organisées sur les traces des chiens fantômes…

Épisode 3 : La chute du Reichenbach

Moriarty est à deux doigt de dérober les bijoux de la couronne, pour prouver que le fait est possible, et se laisse prendre. Alors que Sherlock témoigne lors du procès, son ennemi juré est finalement acquitté. Il rend ensuite visite à Sherlock et le nargue en se targuant de compétences informatiques exceptionnelles, lui ouvrant des perspectives criminelles hors du commun. Sherlock parvient à sauver deux enfants enlevés par son ennemi, mais ses déductions brillantes le rendent suspect aux yeux de la police. Les forces de l’ordre soupçonnent l’enquêteur d’être de mèche avec Moriarty. Ce dernier parvient à convaincre un journaliste qu’il n’est qu’un innocent acteur rémunéré par Sherlock Holmes…


ce que j'en dis

     J’ai visionné la première saison il y a au moins un an, voire deux, et même si j’avais beaucoup aimé, j’avais totalement occulté cette série de mes pensées. Alors que je vagabondais dans un magasin, j’ai été surprise de voir la pochette de DVD de deuxième, et même de la troisième saison de Sherlock ! Vite vite, je l’ai ajouté à ma liste de Noël, et bien sûr, le papa Noël aimant lui aussi la série, j’ai reçu cette seconde saison sans beaucoup d’étonnements. Et oui, je fais sans doute partie des rares personnes à encore acheter des DVD, puisque je n’ai pas de débit internet suffisant pour regarder des séries à volonté. sherlock_series_21Et finalement, je ne le regrette pas : je risquerais d’y passer toutes mes nuits ! Sherlock, est une autre série qui me plaît, à ajouter (encore une fois) à mon palmarès de mes préférées. Le format de chaque épisode est un peu différent du reste des séries : un épisode dure environ 90 minutes (et il n’y en a que trois dans une saison), soit deux fois plus qu’un épisode de The Originals ou How to get away with murder. Un peu comme Hercule Poirot ou Les petits meurtres d’Agatha Christie : c’est un point commun à plusieurs séries policières. Ce format long permet de poser un cadre à l’histoire, de développer des détails : des véritables films plus que des épisodes de séries. J’aurais presque pu les traiter séparément, mais j’ai choisi de regrouper ces épisodes en une critique. Pour annoncer tout de suite la couleur, mon avis est très positif. J’adore cette série, et j’ai déjà commencé la troisième saison !

    Sherlock et le Docteur Watson, un couple qui a déjà beaucoup tourné au cinéma et dans des reprises plus ou moins réussies. J’ai vu le film Sherlock Holmes par Guy Ritchie, et j’ai aussi lu les livres de Sir Arthur Conan Doyle (le créateur du célèbre détective). De tous, cette série est mon adaptation préférée (même si on ne peut pas dire que les romans de Conan Doyle soit des « adaptations »). J’adore la complicité entre les deux personnages, qui passe très bien à l’écran grâce aux deux acteurs. D’ailleurs, Benedict Cumberwatch, l’acteur de Sherlock dans la série, joue, dans tous les films dans lesquels je l’ai vu, un autiste génial qui a très peu d’amis (Imitation Game). En effet, le personnage de Sherlock est un personnage coupé du monde commun, avec des talents et un esprit très brillant, ce qu’il ne cesse pas de faire remarquer. Sa « modestie » est très drôle, comme la façon par laquelle Watson la lui fait remarquer. Cela donne lieu à des scènes amusantes, qui contrastent avec l’ambiance sombre de la série, et j’adore ça ! Les caractères des personnages sont assez spéciaux. Tous deux sont courageux, peu émotifs. Par contre, Watson est très conciliant envers Sherlock : il reste patient face à des crises, parfois un peu étrange. Par exemple, dans les Chiens de Baskerville, ou il se met à humer grossièrement les fumées de la cigarette de son client, ou dans le même épisode, quand il insulte Watson et lui dit qu’il n’ait pas son ami. Watson est vraiment sympa de supporter tous les sauts d’humeur du détective… De Sherlock  and Johnplus, la plupart des clients affluent à leur porte grâce au blog de Watson (petite touche de modernité au milieu de leur appartement et de leur mode de vie à l’ancienne). Je trouve que les rapports entre les personnages ont évolué dans cette seconde saison. Sherlock a enfin un cœur, et il commence à le reconnaître, vis-à-vis de Watson, mais aussi de Molly, une jeune légiste qui aime le détective (sans pouvoir lui cacher bien longtemps). Certains moments sont parfois gênants (dans le sens humoristique du terme). Un exemple, lorsque le détective frime en énumérant des indices invisibles sur le cadeau que Molly apporte dans son sac, dans le premier épisode de cette seconde saison. Le détective devine que le destinataire du cadeau est une personne que Molly aime en secret, et en rajoute une couche sur le côté kitsch du cadeau, etc., avant qu’il ne voit son propre nom sur l’étiquette du présent. tumblr_lx57y8iwbe1qe8bp4o3_250.gifUne situation gênante pour Molly et comique pour le spectateur… Comme je n’aimerais pas avoir le détective pour ami ! Mme.Hudson et l’inspecteur Anderson sont les deux autres protagonistes récurant, auxquels Sherlock tient beaucoup. De même, j’admire leur patience face au caractère de Sherlock. Je n’aimerais pas être à leur place ! Tous ces personnages sont très réalistes, très bien interprétés, mais mon préféré reste quand même Sherlock. Et vous ? Même les méchants (dont le grand méchant de la première saison, Moriarty) sont crédibles et bien joués.

     Les intrigues policières de ces trois épisodes sont à couper le souffle. Je ne peux m’empêcher de faire une comparaison avec les célèbres enquêtes d’Agahta Christie : un coupable insoupçonnable (pas toujours dans Sherlock), et un dénouement surprenant. Le spectateur n’a pas toujours toutes les clés en main pour comprendre la solution à l’avance, ce qui explique sans doute pourquoi je ne les ai pas trouvées dès le début. Bon, je l’avoue, c’est faux, même avec toutes les clés en main, je n’arriverais pas à décoder une seule enquête, et ce n’est pas faute d’avoir essayé ! Certains éléments anodins deviennent des piliers de la résolution d’une disparition, d’un meurtre, etc. Impossible de tenter de les comprendre avant l’annonce de Sherlock ! L’annonce, comme je viens de la nommer, n’est pas la même que dans les policiers du type Hercule Poirot, qui réunit tous les protagonistes et dénonce le coupable. Ici, tous est progressif, et chaque révélation amène une action plus ou moins dangereuse, qui mène à un questionnement, des fausses pistes, etc.

Ces intrigues se déroulent dans une ambiance de suspense, de frisson, voire de peur et de terreur. Oui, je suis une froussarde. Je n’ai hurlé qu’à un moment (et c’est déjà remarquable !), dans les Chiens de Baskerville, lorsque la lumière s’allume et s’éteint et qu’une ombre noire se dessine derrière la baie vitrée. Rien de bien méchant, il n’y a que moi qui ai dû avoir peur ! Il y a beaucoup d’actions, rien à voir avec des séries policières comme Miss Marples ou Murdoch ( ce qui n’a rien d’un point négatif pour ces deux séries, même si Murdoch est particulièrement ennuyant ). On ne se repose pas ici, et pour le plus grand plaisir des protagonistes et des spectateurs. Comme je l’ai dit plus haut, les personnages et les relations qu’ils entretiennent entre eux sont parfois drôle, et l’histoire l’est aussi. L’ambiance n’est pas uniquement sombre et noire, elle aussi légère et amusante. Dans le premier épisode, Sherlock refuse de s’habiller, et se rend, vêtu d’un drap, à Buckingham Palace. J’ai vraiment beaucoup ris !nakedpalace.gif

La tristesse est aussi très présente, surtout dans le dernier épisode de la série. J’ai réussi à me retenir, difficilement je l’admets, de verser quelques larmes, dans les dernières minutes de l’épisode. Pauvre John (le docteur Watson) ! Et surtout, quel splendide épisode ! Une intrigue avec le vieil ennemi de Sherlock, dont les ficelles sont bien entremêlées, et qui nous montre enfin les limites du cher détective, et qui met en scène le vieux topos grec SPOILER de la fausse mort. Je sais qu’il n’est pas réellement six pieds sous terre puisque j’avais la pochette de la saison 3 sous la main, avec sa tête en premier plan. Enfin, à la fin de cette saison, on ne sait pas qu’il est encore en vie, et on ne peut pas se doute de l’extraordinaire machination qui se cache sous ce magnifique suicide. Mais quelle fin ! Heureusement que j’ai la suite, pour pouvoir enchaîner sans attendre…

Le seul petit bémol concernant l’histoire, c’est le phénomène de grande ampleur que devient Sherlock dans la saison 2. Ce n’est une évolution que j’aurais souhaité, même si cela donne lieu à des scènes parfois cocasses. essaie de sourire au média.jpgDes journalistes partout, puis il n’y en a plus, puis il y en a encore, j’ai vraiment ressenti que toute cette médiatisation servait les besoins dramaturgiques de l’histoire et que d’une manière ou d’une autre, cela allait avoir un impacte sur l’intrigue. Ce n’est pas forcement mauvais, mais j’ai été déçu de cette prévision, peu habituel dans la série.

Un autre petit problème, c’est la difficulté de compréhension du premier épisode. Le boomerang, les terroristes, l’avion, les photos, j’ai eu du mal à me retrouver dans toutes ces enquêtes entremêlées. Je ne suis pas certaine d’avoir réussi à tout comprendre. Mon cas est peut être isolé, et ce n’est pas pourtant un épisode désagréable : mais j’aurais préféré suivre l’histoire ! C’est l’épisode que j’ai le moins aimé.

    La photographie est superbe, la qualité des films est indéniable. Je n’ai pas énormément d’expérience dans ce domaine, mais, de mon point de vue de spectateur non accompli, je peux affirmer que tout est presque parfait. Presque, puisqu’il est impossible de l’être entièrement. J’ai remarqué une anomalie dans le deuxième épisode (les chiens de Baskerville) : lorsque le client Henry Knight raconte son histoire, Sherlock ne veut pas prendre le cas. Il commence à partir et s’arrête brutalement, suite à une phrase de son client. Or, il se retourne au début du mot « gigantesque ». Et plus tard dans l’histoire, il révèle qu’il a décidé de prendre soudainement l’enquête lorsque Henry a prononcé le mot molosse. Mais dans la scène du début, il se retourne bien avant le mot molosse. C’est le seul petit détail que j’ai remarqué, par hasard, en revisionnant le début. Ce n’est rien, et je n’en tiens pas vraiment compte. Mais je suis contente de l’avoir repéré !

Les coups de génies de Sherlock, les mails, les textos apparaissent en lettre blanche sur la vidéo, c’est perturbant au début, mais on s’y fait. Une manière originale  de ne pas perdre le spectateur.irenetexts2.gif

J’ai apprécié

  • Les acteurs, leur complicité
  • Les intrigues
  • Les différentes émotions
  • La qualité de la photographie des épisodes

Je n’ai pas apprécié

  • L’apparition massive de la presse dans l’histoire
  • La difficulté de compréhension de l’épisode 1

 note  16,5/20

Golden

Chronique positive : GOLDEN TICKET ( Voir présentation )