Sherlock Saison 2 : J’adore !

sherlock

Acteurs principaux :

  • Benedict Cumberbatch : Sherlock
  • Martin Freeman : Watson

Année : 2012

Réalisateur :

  • Episode 1 et 2 : Paul McGuigan
  • Episode 3 : Tobbie Haynes

l'histoire

Épisode 1 : Un scandal à Buckingham

Sherlock interrompt une enquête à la campagne pour répondre à un appel impérieux du palais de Buckingham. Il est chargé de récupérer des clichés compromettants d’une princesse de sang royal, qui sont entre de mauvaises mains. Mais une rencontre avec Irene Adler le persuade que celle-ci est en possession de preuves bien plus dangereuses et, surtout, qu’elle est recherchée par des agents de la CIA et court un grand danger…

Épisode 2 : Les chiens de Baskerville

Sherlock Holmes s’ennuie ferme dans son appartement et attend avec impatience la prochaine affaire. Après avoir repoussé un e-mail venant d’une fillette le suppliant de retrouver son lapin lumineux, il reçoit la visite de Henry Knight. Il y a vingt ans, le petit Henry, alors âgé alors de 7 ans, a vu son père taillé en pièces par une créature monstrueuse, à Dewer’s Hollow. Aujourd’hui, Henry est persuadé d’avoir reconnu les traces de pas du monstre et que le gouvernement cautionne des recherches secrètes en vue de la création d’animaux mutants. Sherlock et John se rendent dans les marais proches de Dartmoor, où des excursions touristiques sont organisées sur les traces des chiens fantômes…

Épisode 3 : La chute du Reichenbach

Moriarty est à deux doigt de dérober les bijoux de la couronne, pour prouver que le fait est possible, et se laisse prendre. Alors que Sherlock témoigne lors du procès, son ennemi juré est finalement acquitté. Il rend ensuite visite à Sherlock et le nargue en se targuant de compétences informatiques exceptionnelles, lui ouvrant des perspectives criminelles hors du commun. Sherlock parvient à sauver deux enfants enlevés par son ennemi, mais ses déductions brillantes le rendent suspect aux yeux de la police. Les forces de l’ordre soupçonnent l’enquêteur d’être de mèche avec Moriarty. Ce dernier parvient à convaincre un journaliste qu’il n’est qu’un innocent acteur rémunéré par Sherlock Holmes…


ce que j'en dis

     J’ai visionné la première saison il y a au moins un an, voire deux, et même si j’avais beaucoup aimé, j’avais totalement occulté cette série de mes pensées. Alors que je vagabondais dans un magasin, j’ai été surprise de voir la pochette de DVD de deuxième, et même de la troisième saison de Sherlock ! Vite vite, je l’ai ajouté à ma liste de Noël, et bien sûr, le papa Noël aimant lui aussi la série, j’ai reçu cette seconde saison sans beaucoup d’étonnements. Et oui, je fais sans doute partie des rares personnes à encore acheter des DVD, puisque je n’ai pas de débit internet suffisant pour regarder des séries à volonté. sherlock_series_21Et finalement, je ne le regrette pas : je risquerais d’y passer toutes mes nuits ! Sherlock, est une autre série qui me plaît, à ajouter (encore une fois) à mon palmarès de mes préférées. Le format de chaque épisode est un peu différent du reste des séries : un épisode dure environ 90 minutes (et il n’y en a que trois dans une saison), soit deux fois plus qu’un épisode de The Originals ou How to get away with murder. Un peu comme Hercule Poirot ou Les petits meurtres d’Agatha Christie : c’est un point commun à plusieurs séries policières. Ce format long permet de poser un cadre à l’histoire, de développer des détails : des véritables films plus que des épisodes de séries. J’aurais presque pu les traiter séparément, mais j’ai choisi de regrouper ces épisodes en une critique. Pour annoncer tout de suite la couleur, mon avis est très positif. J’adore cette série, et j’ai déjà commencé la troisième saison !

    Sherlock et le Docteur Watson, un couple qui a déjà beaucoup tourné au cinéma et dans des reprises plus ou moins réussies. J’ai vu le film Sherlock Holmes par Guy Ritchie, et j’ai aussi lu les livres de Sir Arthur Conan Doyle (le créateur du célèbre détective). De tous, cette série est mon adaptation préférée (même si on ne peut pas dire que les romans de Conan Doyle soit des « adaptations »). J’adore la complicité entre les deux personnages, qui passe très bien à l’écran grâce aux deux acteurs. D’ailleurs, Benedict Cumberwatch, l’acteur de Sherlock dans la série, joue, dans tous les films dans lesquels je l’ai vu, un autiste génial qui a très peu d’amis (Imitation Game). En effet, le personnage de Sherlock est un personnage coupé du monde commun, avec des talents et un esprit très brillant, ce qu’il ne cesse pas de faire remarquer. Sa « modestie » est très drôle, comme la façon par laquelle Watson la lui fait remarquer. Cela donne lieu à des scènes amusantes, qui contrastent avec l’ambiance sombre de la série, et j’adore ça ! Les caractères des personnages sont assez spéciaux. Tous deux sont courageux, peu émotifs. Par contre, Watson est très conciliant envers Sherlock : il reste patient face à des crises, parfois un peu étrange. Par exemple, dans les Chiens de Baskerville, ou il se met à humer grossièrement les fumées de la cigarette de son client, ou dans le même épisode, quand il insulte Watson et lui dit qu’il n’ait pas son ami. Watson est vraiment sympa de supporter tous les sauts d’humeur du détective… De Sherlock  and Johnplus, la plupart des clients affluent à leur porte grâce au blog de Watson (petite touche de modernité au milieu de leur appartement et de leur mode de vie à l’ancienne). Je trouve que les rapports entre les personnages ont évolué dans cette seconde saison. Sherlock a enfin un cœur, et il commence à le reconnaître, vis-à-vis de Watson, mais aussi de Molly, une jeune légiste qui aime le détective (sans pouvoir lui cacher bien longtemps). Certains moments sont parfois gênants (dans le sens humoristique du terme). Un exemple, lorsque le détective frime en énumérant des indices invisibles sur le cadeau que Molly apporte dans son sac, dans le premier épisode de cette seconde saison. Le détective devine que le destinataire du cadeau est une personne que Molly aime en secret, et en rajoute une couche sur le côté kitsch du cadeau, etc., avant qu’il ne voit son propre nom sur l’étiquette du présent. tumblr_lx57y8iwbe1qe8bp4o3_250.gifUne situation gênante pour Molly et comique pour le spectateur… Comme je n’aimerais pas avoir le détective pour ami ! Mme.Hudson et l’inspecteur Anderson sont les deux autres protagonistes récurant, auxquels Sherlock tient beaucoup. De même, j’admire leur patience face au caractère de Sherlock. Je n’aimerais pas être à leur place ! Tous ces personnages sont très réalistes, très bien interprétés, mais mon préféré reste quand même Sherlock. Et vous ? Même les méchants (dont le grand méchant de la première saison, Moriarty) sont crédibles et bien joués.

     Les intrigues policières de ces trois épisodes sont à couper le souffle. Je ne peux m’empêcher de faire une comparaison avec les célèbres enquêtes d’Agahta Christie : un coupable insoupçonnable (pas toujours dans Sherlock), et un dénouement surprenant. Le spectateur n’a pas toujours toutes les clés en main pour comprendre la solution à l’avance, ce qui explique sans doute pourquoi je ne les ai pas trouvées dès le début. Bon, je l’avoue, c’est faux, même avec toutes les clés en main, je n’arriverais pas à décoder une seule enquête, et ce n’est pas faute d’avoir essayé ! Certains éléments anodins deviennent des piliers de la résolution d’une disparition, d’un meurtre, etc. Impossible de tenter de les comprendre avant l’annonce de Sherlock ! L’annonce, comme je viens de la nommer, n’est pas la même que dans les policiers du type Hercule Poirot, qui réunit tous les protagonistes et dénonce le coupable. Ici, tous est progressif, et chaque révélation amène une action plus ou moins dangereuse, qui mène à un questionnement, des fausses pistes, etc.

Ces intrigues se déroulent dans une ambiance de suspense, de frisson, voire de peur et de terreur. Oui, je suis une froussarde. Je n’ai hurlé qu’à un moment (et c’est déjà remarquable !), dans les Chiens de Baskerville, lorsque la lumière s’allume et s’éteint et qu’une ombre noire se dessine derrière la baie vitrée. Rien de bien méchant, il n’y a que moi qui ai dû avoir peur ! Il y a beaucoup d’actions, rien à voir avec des séries policières comme Miss Marples ou Murdoch ( ce qui n’a rien d’un point négatif pour ces deux séries, même si Murdoch est particulièrement ennuyant ). On ne se repose pas ici, et pour le plus grand plaisir des protagonistes et des spectateurs. Comme je l’ai dit plus haut, les personnages et les relations qu’ils entretiennent entre eux sont parfois drôle, et l’histoire l’est aussi. L’ambiance n’est pas uniquement sombre et noire, elle aussi légère et amusante. Dans le premier épisode, Sherlock refuse de s’habiller, et se rend, vêtu d’un drap, à Buckingham Palace. J’ai vraiment beaucoup ris !nakedpalace.gif

La tristesse est aussi très présente, surtout dans le dernier épisode de la série. J’ai réussi à me retenir, difficilement je l’admets, de verser quelques larmes, dans les dernières minutes de l’épisode. Pauvre John (le docteur Watson) ! Et surtout, quel splendide épisode ! Une intrigue avec le vieil ennemi de Sherlock, dont les ficelles sont bien entremêlées, et qui nous montre enfin les limites du cher détective, et qui met en scène le vieux topos grec SPOILER de la fausse mort. Je sais qu’il n’est pas réellement six pieds sous terre puisque j’avais la pochette de la saison 3 sous la main, avec sa tête en premier plan. Enfin, à la fin de cette saison, on ne sait pas qu’il est encore en vie, et on ne peut pas se doute de l’extraordinaire machination qui se cache sous ce magnifique suicide. Mais quelle fin ! Heureusement que j’ai la suite, pour pouvoir enchaîner sans attendre…

Le seul petit bémol concernant l’histoire, c’est le phénomène de grande ampleur que devient Sherlock dans la saison 2. Ce n’est une évolution que j’aurais souhaité, même si cela donne lieu à des scènes parfois cocasses. essaie de sourire au média.jpgDes journalistes partout, puis il n’y en a plus, puis il y en a encore, j’ai vraiment ressenti que toute cette médiatisation servait les besoins dramaturgiques de l’histoire et que d’une manière ou d’une autre, cela allait avoir un impacte sur l’intrigue. Ce n’est pas forcement mauvais, mais j’ai été déçu de cette prévision, peu habituel dans la série.

Un autre petit problème, c’est la difficulté de compréhension du premier épisode. Le boomerang, les terroristes, l’avion, les photos, j’ai eu du mal à me retrouver dans toutes ces enquêtes entremêlées. Je ne suis pas certaine d’avoir réussi à tout comprendre. Mon cas est peut être isolé, et ce n’est pas pourtant un épisode désagréable : mais j’aurais préféré suivre l’histoire ! C’est l’épisode que j’ai le moins aimé.

    La photographie est superbe, la qualité des films est indéniable. Je n’ai pas énormément d’expérience dans ce domaine, mais, de mon point de vue de spectateur non accompli, je peux affirmer que tout est presque parfait. Presque, puisqu’il est impossible de l’être entièrement. J’ai remarqué une anomalie dans le deuxième épisode (les chiens de Baskerville) : lorsque le client Henry Knight raconte son histoire, Sherlock ne veut pas prendre le cas. Il commence à partir et s’arrête brutalement, suite à une phrase de son client. Or, il se retourne au début du mot « gigantesque ». Et plus tard dans l’histoire, il révèle qu’il a décidé de prendre soudainement l’enquête lorsque Henry a prononcé le mot molosse. Mais dans la scène du début, il se retourne bien avant le mot molosse. C’est le seul petit détail que j’ai remarqué, par hasard, en revisionnant le début. Ce n’est rien, et je n’en tiens pas vraiment compte. Mais je suis contente de l’avoir repéré !

Les coups de génies de Sherlock, les mails, les textos apparaissent en lettre blanche sur la vidéo, c’est perturbant au début, mais on s’y fait. Une manière originale  de ne pas perdre le spectateur.irenetexts2.gif

J’ai apprécié

  • Les acteurs, leur complicité
  • Les intrigues
  • Les différentes émotions
  • La qualité de la photographie des épisodes

Je n’ai pas apprécié

  • L’apparition massive de la presse dans l’histoire
  • La difficulté de compréhension de l’épisode 1

 note  16,5/20

Golden

Chronique positive : GOLDEN TICKET ( Voir présentation )

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