Journal d’un vampire … Une chronique plus saignante que prévue …

JUV

  • Auteur: L.J.SMITH 
  • Nombres de pages : 422
  • Éditions : Hachette livre
  • Collection : Blackmoon

/!\ Merci de signaler les fautes d’orthographes ! Je sais qu’elles sont nombreuses, je suis désolée d’avance !

l'histoire

     Elena s’est métamorphosée en une créature de la nuit sanguinaire eJUV Vampt incontrôlable. Tiraillée entre les frères vampires, plus que jamais ennemis, elle doit aussi affronter un terrifiant adversaire, dont la menace se fait chaque jour plus vive.
Tapi dans l’ombre, celui-ci n’attend qu’une chose : déchaîner contre Elena sa furie bestiale… et la vider de son sang ! Stefan et Damon n’ont pas le choix. Ils vont devoir s’allier pour empêcher que la femme qu’ils aiment leur soit de nouveau arrachée. Et il va falloir agir vite ! Car la force maléfique prépare un spectacle apocalyptique où, c’est sûr. personne ne sera épargné…


ce que j'en dis

     J’ai lu le premier tome de la série il y a déjà un an ou deux. J’ai emprunté JUV T2les deux tomes suivant à des amis, et après les avoir contemplés ( les livres, pas les amis ) pendant plusieurs mois, je me suis décidée à ouvrir ce tome 2. J’avais trouvé que le premier tome était un peu trop jeunesse, dans le fond comme dans la forme. ( Lien de l’article sur mon ancien blog : ). C’est-à-dire que l’histoire, le traitement du thème des vampires, et l’écriture m’avaient paru surfaits. J’ai retrouvé, comme je m’y attendais, ces caractéristiques dans le second tome. Et, en bonus, j’ai pris conscience de multiples défauts, fleurissants comme de mauvaises herbes tout au long du roman, qui ont gêné ma lecture. Je vais vous expliquer tout cela en détails …
Pour moi, la première qualité d’un livre, c’est l’écriture. Or, lorsque cette qualité devient un défaut, c’est l’essence même du roman qui est remise en compte. Si la matière première du livre n’est pas satisfaisante, la lecture devient compliquée. Autant dire tout de suite que dans ce cas de JUV FAfigure, je suis du genre à abandonner facilement. Je ne suis pas une acharnée : je n’apprécie pas, je ne lis pas. Si l’on suit ces « règles », j’aurais dû abandonner dés les premiers chapitres. Parce que, oui, je n’ai pas aimé l’écriture de l’auteur. Or, et c’est là tout le paradoxe de l’ouvrage, j’ai réussi à le termine en ENTIER  . Bien sûr, il m’est arrivé de soupirer, de compter les pages (  » Encore 258 pages … Courage, courage, je sais que tu peux le faire ! ), cependant ma lecture n’était pas SI laborieuse. Moins que pour Perceval de Chrétien de Troyes, par exemple. Attention, passage épique : chaque page lue était une étape, une marche vers la fin du livre, et, sans jamais abandonner, j’ai inlassablement lu lu et lu, jusqu’à apercevoir la dernière feuille. Celle qui marquait le début de ma délivrance, ou je pourrais me diriger vers un autre livre, enfin … Ou je pourrais commencer le troisième tome de la série. Gloups. Mon enthousiasme vient de diminuer dramatiquement.

Abhorrer l’écriture, personne ne m’en voudra. Abhorrer est un mot peut être un peu fort, je le conçois. Au moins, vous avez bien compris que je n’apprécie pas le style de l’auteure ! Maintenant, si je ne veux pas me faire trucider sur place, je dois argumenter. J’ai intérêt à trouver de bonnes justifications, à moins de finir sur le pilori ! Commençons. Premièrement, le principal problème de cette écriture, c’est le manque de sentiment qu’elle transmet. J’ai senti que l’auteure essayait de faire ressentir des choses à ces lecteurs ( par le biais  de phrases exclamatives par exemple ), mais il ne suffit pas de terminer ces phrases par « ! » pour que l’on ait peur, ou que l’on soit triste. Le texte ne m’a pas fait vibrer, à mon plus grand désespoir. Les émotions ne sont pas assez décrites. Et quand on a  quelques pages de journal sur les sentiments, c’est affreusement et désespérément creux, vide, neutre. Le second problème, c’est le vocabulaire. Un exemple, les adjectifs de couleurs. Je les ai trouvés mal placés. En plein passage d’action, on a soudain un bleu azur ou un rouge vermillon qui n’ont rien à faire là ! Je veux dire qu’ils font vraiment « exposition de mon vocabulaire des couleurs ». J’aime la variété de vocabulaires, mais quand celle-ci n’est présente que dans des nuances de couleurs, et au mauvais endroit, ça ne passe pas. L’auteure a essayé de rechercher l’esthétique de son texte, mais si le lecteur le ressent, c’est que le but recherché n’est pas atteint. Comme toutes mes chroniques, il s’agit, je le rappelle, d’un avis personnel. Le manque de description, qui est hélas de plus en plus commun dans la littérature bit-lit, s’est fait ressentir cruellement. A noter aussi des phrases maladroites qui font office de transition entre les différentes actions. Mais, comme je l’ai dit plus haut, j’ai finis le livre. Donc l’écriture n’est pas si horrible que ça, ne vous méprenez pas. Je n’ai pas trouvé ma lecture agréable, mais l’écriture est loin d’être une abomination, et il ne faut pas tout de suite brûler l’ouvrage ! L’écriture a des points positifs, mais je ne les ai pas trouvés assez important pour contrebalancer les malus des problèmes cités. Les informations lacunaires, si elles peuvent être un défaut, peuvent aussi être une qualité : le récit est très fluide, et très simple ( voir même enfantin – c’est aussi ce que je lui reproche). Le livre est fait pour ceux qui aiment aller droit au but : vous n’allez pas vous ennuyer avec des descriptions rocambolesques à la Zola. Le bilan de ce paragraphe sur l’écriture, est finalement peu complexe : le livre ne correspond pas aux lecteurs aimant la science du détails et de la  description !
      Après l’écriture, les personnages, éléments indispensables du roman. Il est rare d’adorer un livre si on déteste les personnages. Dans le premier tome, je n’avais pas aimé Elena du tout. Je vous explique : on se retrouve avec le cliché de la fille superficielle et parfaite qui veut séduire le beau garçon du lycée, et, celui-ci se révèle être un vampire.

JUV Elena.jpg

Elena

Avec le temps, cet amour va l’adoucir et elle va devenir l’incarnation même du courage etc. Je viens de vous résumer la moitié de la saga. Peut-être que je me trompe, mais j’espère de tout cœur que le troisième tome va relever le niveau avec des personnages originaux et différents ! Stefan, est cliché aussi, Damon, hyper cliché, Matt de même. Aucune surprise sur les réactions des personnages sur toute la longueur du roman. D’ailleurs, puisqu’ils sont trois à aduler Elena, et ce qu’on peut parler de quadrilatère amoureux ? Personnellement, je n’en ai aucune idée et je n’ai jamais entendu ce terme. Cependant, j’espère que la longue liste des prétendants ne va pas s’étendre indéfiniment … Je n’ai pas envie de finir la saga avec un octogone amoureux ! D’après ce que j’ai lu des tomes suivants, ce n’est pas le cas, et heureusement. J’ai donc un espoir pour la suite.

JUV Dam

Damon

J’espère aussi que les personnages vont développer certaines facettes de leur personnalité, et je souhaite vraiment pouvoir avoir un vrai portrait psychologique des personnages. Pour le moment, à part les grandes lignes de leur caractère, et les clichés de ces derniers ( auxquelles il est possible d’associer des actions, ce qui gâche toute l’intrigue), les personnages n’ont pas une densité psychologique très présente dans le roman. Ils en ont une, mais ce n’est pas suffisant pour suffire à ma soif sans fin de  portraits détaillés. Encore une fois, ce sont les petits détails qui manquent. Pour preuve, je suis incapable de vous dire quel personnage j’aime le plus. A part Elena que je n’apprécie pas, les autres protagonistes sont neutres, fades. J’attends une amélioration pour le prochain tome. Je n’ai peut-être pas apprécié les personnages du fait que je n’ai pas aimé l’écriture, après tout, l’un découle de l’autre. Si vous accrochez au style, vous aimeriez sans doute les personnages. Encore une fois, vous décourager à lire le roman n’est pas mon but !
     L’intrigue, l’intrigue … J’ai énormément de choses à dire dessus. L’univers des vampires, le monde surnaturel me perturbe un peu, puisque j’ai lu Twilight en premier ( On ne peut nier la ressemblance troublante entre les deux romans, et comme j’ai lu Twilight en premier, j’ai une forte impression de déjà vue en lisant Journal d’un vampire. Même s’ils sont sortis avant la sage de Stéphenie Meyer. Et oui, le monde est injuste !). Je trouve que l’équilibre des forces entre les différentes créatures est très mal exprimé. Par exemple, Matt, faible créature humaine, qui saute sur un loup-garou, ça me laisse très sceptique. Je n’y ai pas cru une seule seconde.  De même, Elena qui bondit sur une vampire super-puissante, et

JUV Kat

Katherina

qui la tue ( et elle-même pas la même occasion ) en la poussant simplement au soleil, c’est un rebondissement absolument prévisible et tellement plat ! D’ailleurs, le roman est composé de deux parties, respectivement la partie 1 et la partie 2  (Apprend à compter avec avislivresques … ), et ces deux parties ont un squelette de narration quasiment identique. Je connaissais déjà la fin dés le début de la seconde partie. Aucune surprise, c’est désespérant ! On parle de Klaus dans la première partie, on entend son nom dans la bouche de Katherina ( la vampire super-puissante qu’Elena tue ) , qui n’avait pas vraiment de raison de le nommer, à part pour les rebondissements à venir, et mystère, dans la partie 2, il y a un grand méchant  qui se balade. On se demande qui s’est !  Katherina a dit qu’elle avait « tué » Klaus, donc ce n’est pas lui. Pourtant, c’est le seul personnage qu’elle est nommée. Bizarre, bizarre. Spoil : bien sûr, quelques chapitres plus tard, on « apprend » que le méchant est * roulement de tambours * Klaus ! Quelle surprise !

JUV Klaus

Klaus

      Malgré tout le mal que je viens de dire, vous avez sans doute noté que je n’ai pas abandonné la lecture, et que je compte lire le tome suivant. Pourquoi, puisque ma chronique est si acerbe ? Et bien, parce que j’adore les vampires. Pas spécialement ceux du livre, mais de manière générale. Et aussi parce que j’aime beaucoup la série The Originals, que je viens de commencer à la suite de cette lecture. ( Par contre, je n’aime pas Vampire diaries). La saga Journal d’un vampire me donne quelques indices, qui me permettent de comprendre un peu mieux le monde de ces vampires et autres créatures surnaturelles. En plus, j’ai adoré lire des passages sur Klaus juste après avoir vu un épisode de la série. Voilà, le mystère de la poursuite de ma lecture est résolue, vous allez pouvoir dormir tranquillement !

JUV The originals

Je n’ai pas apprécié :

  • L’écriture
  • Les personnages
  • Certains aspects de l’intrigue

J’ai apprécié :

  • Le parallèle avec The Originals
  • L’univers général des vampires 

note 6/20

→ MES ATTENTES POUR LE PROCHAIN TOME :

J’attends énormément du prochain tome. Je vais faire une liste, que je reprendrais pour la chronique du prochain tome ( si je le lis … ) :
– Une intrigue non prévisible
– Des caractères moins clichés
– Sentiments, émotions, portraits, descriptions approfondies.
Voilà, on verra bien ce que cela donne …

mangermort

Chronique négative : Mangemort

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4 réflexions sur “Journal d’un vampire … Une chronique plus saignante que prévue …

  1. Je n’ai pas trouvé l’écriture si mauvaise que ça ! XD
    Par contre pour moi il manque quelque chose à cette oeuvre qu’on retrouve dans la série. Je ne saurais pas mettre le doigt dessus par contre ! XD

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